Je me déteste pour ça.

Je l’avais pourtant dit, je ne devais plus écrire sur K. Mais c’est plus fort que moi, c’est tellement lourd. Des amis sont venus passer le week-end chez moi, petite bouffée d’oxygène dans mon quotidien. Jusqu’à là, tout était parfait. J prenait de plus en plus d’importance à mes yeux, au point d’en parler pendant des heures avec F, mon ami venu de Suisse. Mais comme je le dis souvent, la vie est une pute. Une belle garce. Vraiment.

Minuit, nous décollons pour rejoindre le centre ville et profiter de la nuit. Après quelques minutes de marche dans le froid, nous trouvons une boite gay qui semblait bien sympa. Ni une, ni deux, la soirée débute.

Je ne sais toujours pas si je suis fasciné ou terrifié par ce genre d’endroit. On rit beaucoup, des autres surtout. La soirée avait bien débuté, quand, ô malheur, je croise un visage connu. Pas de suspense, c’est K. Accompagné de quatre (très beaux) garçons. Ca a été une douche froide, mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai senti un étau serrer mon cœur. Je suis rassuré, j’étais persuadé qu’il l’avait volé, mon cœur. J’ai essayé de prendre sur moi, d’éviter de le voir sur la piste de danse. Rien n’y faisait, nous sommes tombés nez à nez avec lui, à deux reprises. A chaque fois, j’ai fuie. J’étais habité par une colère noire. Il a finit par partir quelques heures plus tard, les bras sur les épaules de l’un de ces compagnons. Nos regards se sont croisés quelques fois, je l’ai même frôlé, sans y faire attention.

Arrivés à 6h00 chez moi, nous nous sommes effondrés dans le lit. Morts. Il est bientôt 9h00 et je suis là, à vous écrire. Vous vous doutez donc bien que je n’ai pas réussi a fermer l’œil. Je suis trop en colère. Triste aussi. J’ai le cœur en vrac. Je m’en veux d’être encore dans des états comme ça, j’ai l’impression que la blessure ne guérira jamais. Et à croire que j’aime ça, F a oublié de se déconnecter de sa session facebook. L’ayant en ami, je n’ai pas m’empêcher de jeter un coup d’œil. Il a vraiment l’air d’aller bien. Il baise, comme c’est si poétiquement écrit. Je le déteste de m’avoir laisser pour « ça ». Je lui aurais tout donné, putain. Tout. C’est horrible mais pour la première fois de ma vie, je souhaite du mal à quelqu’un. C’est moche. Je ne suis pas comme ça.

Ce qui fait sans doute le plus mal, c’est de se rendre compte qu’il a passé une limite, qu’il ne sera plus jamais possible pour moi d’avoir un quelconque rapport avec lui. Et ça, il faut que je l’admets, que je le comprenne. Il faut qu’il disparaisse complètement de ma vie. Encore une fois, je ne sais pas si de lui ou moi, qui je déteste le plus.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s